Le temps d’un weekend, venez découvrir les multiples formes de la mazurka. Maryfé Singy et Pierre Loup Morillon guideront et transmettront leurs connaissances de cette danse de couple à 3 temps, aux rythmes irrésistibles ! Apparue en Pologne à la fin du 18ème siècle, la mazurka n’a pas cessé d’enjamber les frontières et de se métamorphoser. Elle est aujourd’hui une des danses les plus appréciées dans les bals folks.
En écho à la prochaine création de François Chaignaud, les démentes (mazurkas) dont Maryfé et Pierre Loup sont interprètes. Création mai 2027.
Biographies


Pierre Loup Morillon est né à Lille mais est originaire du sud de la Bretagne, où il retourne régulièrement voir sa famille. Le père est radiologue, la mère pédiatre. Il a deux sœurs. Il grandit à la Martinique entre 8 et 14 ans. C’est là qu’il commence à danser. « J’ai d’abord découvert le bèlè, le style traditionnel martiniquais, puis pris des cours de danse africaine et de jazz, précise-t-il. J’ai commencé le classique à 10 ans. » A peine six mois de technique dans les jambes qu’il passe l’audition à l’école de l’Opéra national de Paris. « Sans rien connaître du vocabulaire, évidemment, et sans succès, donc, mais je savais déjà que j’allais faire quelque chose de ma vie avec la danse. »
Le voilà donc, cinq ans plus tard, en 2017, à Paris. Adieu momentané à la famille pour intégrer le conservatoire à rayonnement régional de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), où il surfe sur toutes les techniques. Vite, il enchaîne avec le CNSMD de Paris. La route est droite, le choix de la danse limpide. « Elle est pour moi un outil de construction de soi et d’émancipation sexuelle, sociale et politique, confie-t-il. Je travaille sur ce que je suis, espère être, ce dont je rêve. C’est aussi une expérience collective où l’on a le courage de vivre en groupe des choses incroyables et de se transformer au passage. » (extrait de l’article du journal Le Monde, Le danseur Pierre Loup Morillon ou le corps libérateur)
Maryfé Singy est une artiste suisse dont le travail relie intimement danse et chant, dans une recherche sensible où corps et voix deviennent de puissants vecteurs de mémoire et de transformation.
Formée en danse contemporaine à La Manufacture – Haute école des arts de la scène à Lausanne (2017), puis en chant baroque au Conservatorio Statale di Musica Girolamo Frescobaldi à Ferrare (2025), elle développe une pratique artistique hybride, à la croisée des disciplines et des genres, où le geste contemporain dialogue avec les répertoires anciens.
En tant qu’interprète, elle collabore avec des artistes mêlant étroitement musique et chorégraphie. En France, elle travaille notamment avec François Chaignaud et Geoffroy Jourdain sur plusieurs créations : t u m u l u s, in absentia, Le cabaret des tumerels, ainsi que petites joueuses, création in situ imaginée par François Chaignaud pour le Musée du Louvre. Elle rejoindra prochainement Anna Chirescu pour sa nouvelle création Monte Verdura. En Suisse, elle s’investit dans les projets de la Cie Fréquence Moteur et du Collectif LACS à Vevey, au croisement du chant, de la danse et des arts plastiques.
Son goût pour la transmission l’amène à concevoir et animer des laboratoires autour de la voix et du mouvement, notamment auprès de la Scuola per Voce e Musica Arcanto à Bologne (2023). Elle souhaite prolonger cette démarche pédagogique dans des contextes variés, en lien avec des publics diversifiés.
Aujourd’hui, Maryfé amorce son propre chemin de création. Inspirée par les ressources du corps humain et la porosité entre les disciplines, elle met sa pratique au service de récits intimes et collectifs, où chant et danse deviennent des outils de réécriture et de sublimation.
Maryfé Singy est Artiste Associée du CCN de Caen en Normandie en 2026 et 2027.