Elisabeth Schwartz

Elisabeth Schwartz

Danseuse contemporaine, elle découvre presque par hasard la danse d’Isadora Duncan dont elle apprend le répertoire à New York auprès de Julia Levien et dans Isadora Ducan Commemorative Dance Company (1979-84). Elle le présente dans de nombreux festivals. La composition chorégraphique à partir des principes esthétiques de la danse d’Isadora Ducan constitue un de ses axes de recherche, comme dans le film Jaillissements (1990 Réal. R. Sangla) ou Les plis du temps (CND 2005). Elisabeth Schwartz a le souci de tisser des liens étroits entre la création chorégraphique, l’histoire de la danse et l’analyse du mouvement de R. Laban. Dans cette optique, elle recherche dans l’Europe entière des archives sur La danse Libre pour la Cinémathèque de la Danse (2001) et soutient une thèse Ne rien inventer en art, Paradoxes autour la danse d’Isadora Duncan (2014). Toutes ces connaissances irriguent son travail de transmission du répertoire. Soucieuse du caractère éphémère de la danse, elle transmet le répertoire duncanien à des danseurs professionnels comme François Chaignaud, le Ballet de Lorraine, le Conservatoire de Xi’An (Chine), Boris Charmatz… ainsi qu’à des amateurs enfants et adultes et au studio Micadanses. Actuellement, elle est l’interprète pour la pièce de Jérôme Bel, Isadora Duncan.

Extrait de la note d’intention d’Elisabeth Schwartz

« Je ne crois pas à la numérologie. Mais en 1975 je pars à New York. En 2025, j’aurai 75 ans.
En janvier 2025, mon livre sur Isadora Duncan est fini.
André Malraux écrit que l’art ne transmet aucune information. Il n’a pour fonction que d’échapper à la mort. Alors ce projet parle de cela, d’effacement, d’abandon et de présence persistante, mémoires enchevêtrées pâlies et ourlées par l’oubli et de je ne sais quels désirs de poursuivre le chemin…, tout en acceptant toute bifurcation.

J’ai dansé, je danse, je continue à danser, je continuerai donc à danser

Mon intention est de danser cette étape de ma vie qui m’ouvre sur d’autres temps, d’autres états de corps. Ils parlent d’au revoir, d’adieu même, de mort même, mais aussi ils parlent du dépassement de la mélancolie et d’arrière-pays indicible et inconnu.

Ce nouveau projet de danse est composite. Il comprend :

  • la création d’un solo sur cette étape de ma vie et qui gravite autour de quelques danses d’Isadora Duncan et Mary Wigman dont les thèmes se répondent, se font écho.
  • l’interprétation de soli d’Isadora Duncan La jeune fille et la mort, La mazurka lente, La mère et de Mary Wigman, Adieu et merci
  • l’interprétation de soli d’Isadora Duncan Ave Maria, L’ange et de Mary Wigman Chant séraphique
  • Ouverture de l’espace et du temps avec la mise en scène, en espace de vidéos réalisées par l’artiste plasticien et vidéaste de Patrick André, avec qui je collabore diversement depuis plus de 10 ans.

Ce projet de danse et de d’images vidéos dialogue entre la poétique des diverses danses et des images-mouvement de Patrick André et objets sur scène choisis ensemble, tel est mon projet pour lequel je sollicite une résidence à Micadanses. »