In absentia propose une situation inédite : s’infiltrer au cœur d’un groupe d’artistes, chanteur·euses et danseur·euses, et faire l’expérience de la fabrication de la polyphonie et du geste collectif. Au plus près des gestes et des artistes, le public installé en cercles concentriques devient le témoin et la source d’un mouvement continu qui l’entoure et le traverse.
Les treize performers, lié·es par une longue pratique commune, explorent les répertoires de la musique sacrée de la renaissance. A partir d’œuvres liées aux rites des morts, In absentia fait entendre les architectures vertigineuses de ces représentations sonores de l’au-delà et de l’absence. Composées pour réfléchir l’harmonie des sphères et le mouvement des constellations, ces œuvres se déploient à travers les corps des treize interprètes, engagé·es dans un déplacement ininterrompu et s’incarnent sous la forme de tresques médiévales, de bas-relief, et de danses macabres.
In absentia place le public au cœur d’un paradoxe : ce n’est que par un effort absolument humain que l’illusion d’un au-delà peut surgir. Immergé parmi les artistes, le public assiste à tout le processus de fabrication de la polyphonie, du geste à l’unisson, de la lenteur à la course effrénée. Toutes les stratégies d’écoute, tous les efforts, les souffles, les sueurs, les micro-signaux deviennent une des matières de cette performance qui fait l’expérience de la fabrication en temps réel du miraculeux et du collectif.