Création 2027

les démentes

François Chaignaud

image de répétition © Virginie Meigné

Date & horaire(s)

  • 18 | février | 2027

    Jeudi

    19h

LIEU

CCN de Caen en Normandie

Billetterie & réservations

les démentes

mazurkas

Envisageant la mazurka comme une motif vivant à explorer et à réinventer, François Chaignaud convie 6 interprètes autour de danses de regard à trois temps, de jeux de paresse et de folie, de pas rythmés et hérités des bals européens du XIXᵉ siècle, de danses de couple, mais aussi de danses solistes nourries de la multiplicité des mazurkas et de l’actualité contemporaine de celle-ci.

Conception François Chaignaud
Interprétation Juliette Blezat, François Chaignaud, Awa Joannais, Pierre-Loup Morillon, Antoine Roux-Briffaud, Maryfé Singy
Création costumes Anna Carraud
Assistant costumes Alan Morelli
Création environnement sonore Sammy Bichon
Création lumières Abigail Fowler
Dramaturgie Sarah Chaumette
Conseil maquillage Lou Thonet
Recherches historiques Sophie Jacotot
Danseurs stagiaires Antonin Alzieu, Lucas Guerton
Régie costumes et plateau en cours
Régie son Alice Le Moigne
Régie générale et lumières Anthony Merlaud
Remerciements Baudouin Woehl, Marie-Pierre Brébant

Production déléguée Centre Chorégraphique National de Caen en Normandie

Coproductions confirmées : Charleroi danse (BE), Maison de la danse/Pôle européen de création, en soutien à la Biennale de Lyon (FR), Festival d’Automne à Paris (FR), MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis (FR), La place de la danse CDCN Toulouse Occitanie dans le cadre de l’accueil-studio (FR), Tandem scène nationale (FR), Kunstenfestivaldesarts (BE), CND Centre national de la danse (FR), TanzQuartier Viena (AT)
Ce projet a bénéficié d’une résidence technique au théâtre de Caen et de l’intervention des ateliers costumes de l’Opéra de Limoges.
Avec le soutien de la Ménagerie de verre dans le cadre du dispositif StudioLab

« Je fais l’hypothèse que depuis son apparition, la mazurka est entrée dans (presque) tous les corps de celleux qui – d’une manière ou d’une autre – dansent (dans) leur vie : professionnels bien sûr, mais aussi amateurs, amants, enfants, virtuoses, dilettantes, aristocrates, paysans, jeunes … Suivre la trace des mazurkas c’est donc se relier à une histoire maximaliste de la danse : c’est fraterniser autant avec les danseur·euses du dimanche, qu’avec les enfants des cours de danse classique, les amoureux·ses des plages antillaises autant qu’avec les virtuoses du folklore, les jeunes queers neo-folk autant qu’avec les vedettes de l’opérette de l’entre-deux-guerres. C’est retrouver le lien entre nos grands battements et nos petites amours… 

Le projet part de cette plasticité historique de la mazurka, considérée non pas seulement comme une danse, mais comme une forme qui traverse les corps et les met en mouvement. Son rythme et son expressivité semblent appeler des manières toujours renouvelées de danser, seul·e ou à plusieurs. 

La pièce ne vise pas la reconstitution historique. Elle regarde la mazurka comme motif vivant, à explorer et réinventer. Un groupe d’interprètes se retrouve pour rejouer, déplacer, rater et inventer ce rythme à trois temps, ses accents et ses gestes, et la multiplicité d’intentions et d’expressions qu’il véhicule et permet.  

À l’intérieur de ce motif apparaissent des états contrastés, des manières d’être emporté, déplacé, débordé par la danse. Ce sont les démentes. Non pas des personnages, mais des intensités, des régimes de présence : des corps qui ne tiennent pas en place, qui se stylisent, s’excèdent, se transforment. 

La mazurka devient ainsi un dispositif émotionnel pour travailler sur le style, l’attitude, la danse et le caractère. Nous déploierons des manières très diverses et libres de « faire mazurka », la pièce faisant surgir à la fois des motifs identifiables dans l’histoire des danses qu’elle traverse, et quelque chose de plus essentiel : le mouvement d’un corps qui fait preuve de virtuosité pour trouver sa manière d’être au monde, un corps qui cherche à exprimer quelque chose. On y verra ainsi des danses de regard à trois temps, des jeux de paresse et de folie, des pas rythmés hérités des bals européens du XIXᵉ siècle, des danses de couple, mais aussi des danses solistes nourries de la multiplicité de ces sources et de l’actualité contemporaine de ce genre. 

Les démentes scrutent ce que le mouvement de la mazurka fait surgir dans nos corps, ce qu’il y imprime et laisse vivre, pour que s’y exprime un style. » 
François Chaignaud, mai 2026

Création du 11 au 15 mai 2027 dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts

© Laurent Poleo Garnier
Découvrez le travail de François Chaignaud Artiste et directeur du CCN de Caen en Normandie
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Informations

Durée 1 heure

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Entrée libre sur réservations

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