Black Dolls

Nach

Date & horaire(s)

  • 17 | mars | 2027

    Mercredi

    19h

LIEU

CCN de Caen en Normandie

Black Dolls

Pour le premier temps de travail de sa nouvelle création, Nach convie Mulunesh à la rejoindre pour questionner l’histoire des représentations des femmes noires. S’appuyant sur les photographies de la collection de poupées de Deborah Neff réalisées par des Afro-Américain·es anonymes dans les années 1840-1940, les deux krumpeuses puisent dans ces images la matière de leurs danses et de leurs récits.

Conception, chorégraphie, images et écriture Nach
Interprètes Nach, Mulunesh
Aide à la dramaturgie Stéphanie Pichon

Durée 1 heure

Production Nach Van Van Dance Company, MC93 — Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis.

Coproduction (en cours) CCN d‘Orléans, Théâtre de l’Agora — Scène Nationale de l’Essonne, Maison de la Danse de Lyon, Centre chorégraphique national de Caen en Normandie, Les Halles de Schaerbeek (Belgique), HAU (Allemagne).

Accueils en résidence Künstler*innenhaus Mousonturm (Allemagne), Cricoteka – Centre de documentation de l’art de Tadeusz Kantor (Pologne).

Avec le soutien du Transfabrik, dispositif de coopération culturelle franco-allemand.

Nach est artiste associée de la Maison de la danse de Lyon, de la Scène nationale de l’Essonne, du CCNO — Centre chorégraphique national d’Orléans.

La compagnie Van Van Dance Company est conventionnée par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.

« Il s’agit d’un duo. Black Dolls en est le titre provisoire.
Sur scène, Mulunesh et moi. Deux danseuses que le mouvement Krump a réuni.
Krump qui est un ADN mais loin d’être la seule corporalité, le seul médium pour raconter cette histoire.
Chacune a ses visions, ses carcasses et ses danses.
Le récit d’un mythe nous réunit.
Black Dolls, c’est une collection des toutes premières poupées faites par des femmes noires esclaves. (Deborah Neff, Black Dolls, Maison Rouge, Paris)

Ces poupées et les quelques vieilles photographies qui les mettent en scène, sont devenues des mythes pour moi.
La femme noire qui doit se représenter, s’incarner pour vivre, comme ces femmes noires esclaves qui se créent des corps en bout de cuirs, de chiffons, de fils et de boutons pour être aimée, (peut-être par l’enfant dont elle s’occupe, souvent blanc).
Elles seront toutes là ces poupées, ces femmes.
Vixen, Fox, objets, meubles, nourrices, mères laitières, déesses, putains, athlètes, stars, sacrifiées.
Deux femmes noires dansent la puissance érotique et la fureur nées du chaos ;

La puissance du chaos présent, de nos danses génies d’aujourd’hui.

J’y vois des postures venues d’un monde où le corps noir n’a jamais été anéanti.
J’imagine ce duo raconter la femme noire. A tout prix. La faire parler, la faire danser, la faire exister, la faire contempler. »
Nach

Dans le cadre du Dispositif « Accueil-studio » du ministère de la Culture.

A propos de Nach Artiste en résidence
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